Double Dragon : Le Film (1993)

Auteur : James Yukich

 

 

 

 

 

La concurrence sévit partout, même (et surtout en fait) dans le cinéma. Lorsqu’une adaptation de Super Mario Bros fut annoncée, beaucoup de studio de production virent le potentiel commercial que pouvaient engendrer l’adaptation d’un jeu vidéo. Il suffisait juste de trouver un titre dont la popularité pourrait rivaliser avec le titre de Nintendo. Double Dragon a donc été la réponse à Super Mario Bros. Malheureusement, comme son prédécesseur, le résultat ne sera guère convaincant.*

 

Pour continué sur le parallèle Double Dragon/ Super Mario, il est intéressant de voir que le film a suivit le même parcours chaotique que son prédécesseur.

Dans une interview pour Player One, Mark Dacascos expliqua que le film a sans cesse était réécrit pendant le tournage afin de plaire a un publique de plus en plus large et s’est vu changer de scénariste en court de route**. Devant être a la base un film d’action pour jeune adulte, il fut modifier pour correspondre a un publique adolescent avant de finir comme film familial destiné au plus jeunes. Et évidement tous ces changements n’ont pas aidé le film, bien au contraire.

 

Commençons par le scénario, allez savoir pourquoi l’idée des 2 frères rivaux qui unissent leurs force pour sauver leur amour d’un terrible gang devait paraître trop simpliste aux yeux des responsables pour justifier un film d’action (comme si c’était ce que l’on demandait principalement à ce genre de film). A la place, on nous sert une histoire de médaillon magique séparé en 2 morceaux qui offrirait de grand pouvoir à celui qui les réunirait.

Les frère Billy (Scott Wolf) et Jimmy (Marc Dacascos) se retrouvent par le hasard des choses avec une des parties du médaillons. Mais Kogo Shuko (joué par un Robert Patrick en train de pilonner sa carrière) un vil individu qui dirige la ville est également en possession d’un des morceaux compte bien s’approprier la partie manquante.

 

Comme vous le constatez, le scénario de base n’est guère convaincant, ce n’est pourtant que l’un des nombreux éléments qui font du film Double Dragon un ratage sur toute la ligne.

 

Un des points négatifs, qui à mon goût est le plus à mettre en avant, c’est que pour une adaptation de jeu de combat, ces derniers sont tout simplement minimaliste voir inexistant. Nos héros passent le plus clair de leur temps à fuir des ennemis à qui ils auraient collé la pâtée dans le jeu.

La raison de cette rarification des combats est simple, de tous les acteurs seul Marc Dacascos a une expérience martial (son père était professeur de karaté) et parmi les 2 frères, ce n’est pas lui la vedette du film mais Scott Wolf, qui n’a aucune expérience dans le domaine.

Cela saute aux yeux lors des rares affrontements. Autant Dacascos se bat avec ses pied et ses point comme le veux la logique et assure le minimum syndical, autant les jets de ballons de basket et de billes par Scott Wolf est loin de l’idée que l’on se fait des arts martiaux.

 

La réalisation est à coté de la plaque. On se demande l’intérêt de situé l’histoire dans un Los Angeles post apocalyptique. Non seulement ça n’apporte rien de concret, mais en plus les décors sont vraiment ratés.

La mise en scène est inexistante tant elle est peu imaginative, tout comme la musique. On pourra noter des fantaisies étranges au niveau des bruitages (crissement de pneu lors de course a pied).

Le tout est saupoudré d’effet spéciaux et de maquillage qui était déjà bien daté à l’époque de sa sortie.


Les acteurs ne sont guère convaincant, ni convaincu. Mais comment leur en vouloir, il faut dire qu’en plus d’avoir des personnages ridicules, le scénario ne trouve rien de mieux que de les mettrent dans des situations idiotes ponctués de dialogue et jeux de mot qui sont loin d’être d’un grand niveau ("les frère rameaux lee", hahaha).

 

 

Le trailer US pour la sortie de la VHS

 

 

 

 

 

Double Dragon : Le film est l’une des pires adaptations cinématographiques d’un jeu vidéo, Rien ne permet de le sauver aussi bien artistiquement qu’au niveau de l’adaptation, Cependant il faut reconnaître une chose, à force de cumuler les situations débiles, les personnage surréaliste (il faut voir la gueule des différent gang) et autres joyeuseté, le film finit par atteindre un statue de nanar. Comme le Street Fighter de Vandame, c’est affligeant de bêtise, mais au moins ce ratage prête à sourire.

 

 

Où le trouver

 

Le film est sortie en VHS et DVD, trouvable pour pas cher en cherchant ici et là.

 

 

* Au point que le film ne sortira que 3 ans plus tard en France, histoire de surfer sur le succès du film Mortal Kombat.

 

** A souligner que parmi les scénaristes, on notera la présence de Paul Dini, l’un des principaux auteurs des série Batman, Superman, Justice League et, plus récemment, du jeu Batman Arkham Azylum.

 

 

Anecdote personnel : Ce n'est pas la première fois que je réalise une critique sur ce film,vous trouverez un autre article de moi ici



28/05/2010
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