Silent Hill (2006)

Auteur : Christophe Gans

 

 

Si Resident Evil à marqué toute une génération et démocratisa le survival horror, Silent Hill, marqua énormément les esprit et, bien que débutant sur 32 playstation, s'imposa définitivement sur 128 bit comme un incontournable du genre. Outre le fait d'avoir profiter de circonstance lui ayant permit de toucher un plus large public (sortie sur playstation 2, la console la plus vendu avec une concurrence quasi inexistante à l'époque, Resident Evil s'attardant sur d'autre support), c'est surtout par ses qualités narratives, de mises en scènes et graphiques que la série marqua les esprits. En effet, là ou Resident Evil et d'autre jeu jouait sur les éléments classiques de l’horreur, Silent Hill lui jouait sur une ambiance crade et malsaine, mais surtout offrait des scénario recherche au lecture multiple et basé sur la psychologie des protago,niste et leur mal-être.

Autant dire qu'une adaptation cinéma de cette série est beaucoups plus délicate à abordé qu'un Resident Evil par exemple. C'est une des raisons pour laquelle cette adaptation se fit attendre, l'autre étant que Konami voulait avoir un droit de regard sur le réalisateur. Au final c'est le réalisateur français Christopher Gans qui convainquis les studios de lui confier le projet. Sortie en 2006, le film Silent Hill a divisé aussi bien la presse que les fans du jeu. Il faut dire que bien pourvu de qualités, surtout pour une adaptation le film est contrebalancé par des défauts qui auront du mal a passé pour certain. Bref le film a son lot de détracteur et d'adorateur et nous allons tenté de voir pourquoi.

 

 

 

 

 

Depuis un moment, Sharon, la fille de Rose ne cesse d'avoir des vision et d'être obsédé par la ville de Silent Hill, contre l'avis de son mari, Rose décide d'emmener Sharon jusqu'à Silent Hill. Cependant un événement la fait quitté la route non loin de la ville et a son réveil, Sharon a disparu. Très vite Rose part à sa recherche, mais elle se retrouve très vites face à d'étrange créature.

 

 

 


 

Contrairement aux apparences, le film n'est pas vraiment une adaptation du premier jeu. S'il en prend la base, il s'en éloigne sur de nombreux point, même si l'on retrouve des éléments commun. En effet Christopher Gans a voulu offrir pour le film une histoire originale. C'est loin d'être une mauvaise idée, l'univers de Silent Hill se prêtant parfaitement à ce genre de liberté et permet d'offrir une histoire sans forcément trahir le titre tout en offrant une histoire plus accessible au non initié, mais en contrepartie on est pas à l'abri de dérapage où de trop s'écarter de l’œuvre. Et comme vous allez le voir, le film de Gans va se retrouver dans les 2 situations.

 

 

 

 

S'il y a un point sur lequel le film Silent Hill est inattaquable c'est sur son ambiance et son style graphique. On se retrouve vraiment dans l'univers et l'atmosphère crade et malsaine du jeu via ses décors, son bestiaire et même sa musiquie tiré directement du jeu, et ça mine de rien, ce n'était pas forcément le plus évident et Gans arrive en plus à bien l'exploiter.

Par contre à force de se concentrer sur l’esthétique, le réalisateur oublie un élément et lui-même reconnaît cette erreur : c'est que le film ne fait pas peur. Le film est beau plastiquement, il dégage une ambiance mais pas le frisson ou l'angoisse. C'est d'autant plus dommage que plusieurs élément et situations sont là et permettrait de renverser cette situation, mais ce n'est au final pas le cas.

 

Comme dit plus haut, l'histoire renvoie au premier Silent Hill sans vraiment en être une adaptation et là aussi ça souffle le chaud et le froid. On retrouve beaucoups d'élément du jeu comme la recherche d'indice ou le fait que la ville soit sous l'influence de l'état psychologique d'une personne. Certaine scène sont d'ailleurs digne du jeu et son parfaitement dans l'esprit de ce dernier (je pense notament à la scène dans la cours de l'école ou les dernière image). Par contre Gans dérape, et de façon maladroite par moment en introduisant trop de protagoniste qui réduisent l'aspect de solitude où avec la fameuse dernière scène dans l'église que l'on peut trouver aller trop loin.

 

 

 

 

De même on pourra lui reprocher de ne pas assez bien exploitez certain élément. Ainsi si l'on pouvait s’interroger sur la présence de Pyramid Head, il faudra attendre une interview du réalisateur pour comprendre que ce Pyramid Head est en fait une représentation de la masculinité via la vision de la personne qui influence la ville. C'est pas con comme idée, mais a aucun moment dans le film on ne fait le rapprochement.

 

Par contre on ne tiendra pas rigueur à Gans les passage avec le mari de Rose, ces dernier ayant été imposé par la production, d'autant plus que si certaine casse le rythme, d'autre permette d'avoir des explication mieux amené et surtout le réalisateur réussit a exploiter cette contrainte a bon escient par moment (on revient à la cour et la toute fin). Pour terminer cette article de façon plus global Les acteurs font un bon travail dans l'ensemble et se montre crédible et la réalisation est soigné.

 

 

 

 

Alors que conclure sur le film Silent Hill ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est une adaptation que j'ai personnellement aimé suivre, et que je revoit de temps à autre. On sent que c'est une adaptation qui a été fait avec du sérieux et dans une volonté de respecter le plus possible le matériaux d'origine. C'est un film imparfait avec des défauts que certain ne laisseront pas passer. Mais c'est tout sauf un film honteux. Dans le domaine du film en tant que tel, il est tout ce qu'il y a de regardable, voir d’appréciable. Dans le domaine de l'adaptation cinématographique de jeu, il n'est pas parfait, mais se hisse sans problème au dessus du lot.

 

Où le trouver ?

 

Le film est sortie en DVD et est facilement trouvable dans le commerce.

 

 



30/10/2011
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