Saint Seiya : Saint Paradise (Game Boy - 1992)

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Saint Seiya : Saint Paradise

(Game Boy - 1992)

 

 






Nous sommes en 1992, cela fait bien 3 ans que la série s’est terminée, pourtant elle a toujours une certaine popularité. Assez en tout cas pour que Bandai décide de sortir un nouveau jeu sur Game Boy.

 

Et, oh surprise, il s’agit d’un RPG. Mais attention, là on parle d’un vrai RPG, avec une équipe, de l’expérience et des niveaux à gagner, pas un de ces trucs de guignol auxquels on a eu droit sur NES.

Le jeu n’est jamais sorti du Japon, mais là encore, grâce à la magie du monde d’Internet, j’ai pu en profiter grâce à une traduction française.

 




Soit dit en passant, si j’apprécie l'effort de traduire ce jeu, ceci est le genre de fantaisie de traduction que je ne supporte pas.

 



Démarrage du jeu, bon graphiquement on a droit à du basique de chez basique. Pas de quoi se relever la nuit, mais au moins ce n’est pas moche, ce qui soulage après les horreurs NES. Les personnages sont en Super Deformed et du coup, le jeu a un aspect gamin qui tranche avec l’esprit de la série. C’est d’ailleurs l’un des plus gros défauts de ce titre, l’aspect enfantin qui en ressort enlève toute dramaturgie ou émotion.

 

Pour la musique, non seulement on ne retrouve pas les musiques originales, mais en plus les musiques du jeu donnent plus l’impression d’avoir été écrites et mixées n’importe comment. C’est juste désagréable voire inaudible, surtout la musique de victoire.

 




Dur de ressentir le côté épique de la série.

 



Saint Seiya : Saint Paradise est donc un RPG japonais qui étale l’histoire de la série des chevaliers noirs jusqu'à Poséidon (mais sans passer par Asgard) ce qui est assez rare pour être souligné. Un RPG donc, mais malheureusement d’où ressortent les mauvais travers de ce genre de production.

 

Tout d’abord, les combats aléatoires sont très, trop nombreux, il est parfois impossible de faire trois pas sans en déclencher un. Surtout que les combats sont loin d’être une montagne de fun, disons pour faire simple que c’est très basique, attaque, pouvoir, objet (des cartes ici). Voilà, rien de spécial ou de particulier. Par ailleurs, les animations souffrent du même problème.

Les combats aléatoires ne devraient poser aucun problème, il suffit d’enchaîner les attaques normales et c’est plié en moins de deux. A contrario, les combats contre les boss et semi-boss demanderont d’utiliser toutes vos ressources mais ce n’est pas forcément évident pour autant car ces derniers sont vraiment costauds. On se retrouve donc face à une difficulté pas forcément bien dosée, et il faudra enchaîner les combats aléatoires pour avoir le niveau nécessaire.

 




Animation, pouvoir, graphisme... Tout est minimaliste.



Je me suis retrouvé face à plusieurs problèmes lors de ce jeu. Le premier est narratif, on est loin d’être aidé et guidé dans le jeu, ce dernier s’amuse même à nous faire faire des détours. Exemple, lorsque je vais au premier village, on me dit : "On a vu les phénix noirs partir pour le village du sud". Une fois au village du sud, on m’apprend qu’ils sont au mont Fuji. Bref un détour qui n’a pas grandement servi.

 

Autre exemple qui montre que le jeu aime nous compliquer la vie par moments, je me suis retrouvé bloqué un moment car je n’avais pas la carte séisme qui ouvre l’entrée du mont Fuji. On m’a bien dit qu’il en fallait une, en revanche aucun des PNJ (et quand je dis aucun c'est aucun) que j’ai croisé ne m’a dit où la trouver, rien dans les boutiques ou les coffres. Du coup, au bout d’un moment, je suis allé voir sur le net et voilà la réponse en image :

 




Cachée dans un arbre...

 



Bref sans soluce et sans aide je n’aurais probablement jamais trouvé.

 

Autre souci, mais qui là provient peut-être de moi, je n’ai pas trouvé le moyen de récupérer de la vie et de la magie en dehors des objets et des montées de niveaux.

Or, le souci, c’est que les objets sont loin d’être nombreux, on a intérêt à les garder en prévision des boss. Du coup, pour être à fond face à un boss, plus d’autre choix que d’enchaîner les combats qui rapportent peu d’expérience afin de monter de niveau et d’être à fond.

 

Pour être le plus honnête possible, je ne dirais pas que ce Saint Seiya : Saint Paradise est foncièrement mauvais, surtout comparé à ses prédécesseurs sur NES. Mais en tant que RPG, il est très quelconque et loin, très loin d’être passionnant tant il est minimaliste sur tous les plans. Pour les fans de Saint Seiya, c’est encore pire car en dehors du scénario de base, à aucun moment on ne retrouve l’esprit de la série.

 

Bref, au final, ce n’est pas un jeu que je recommande.

 

 

 

Note de LVD de grospixels : Un mot sur le Saint Seiya de la Game Boy, en SD. Je pense qu'il ne s'inspire peut-etre pas directement de Saint Seiya, mais de Saint Seiya Paradise, qui etait un manga parodique tout en SD (paru uniquement en gags de 4 cases dans un mag quelconque a l'epoque...)

SS Paradise correspond aussi a une serie de cardass et meme de figurines. Peut-etre que le jeu fait partie de tout ce merchandising.




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17/01/2013
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