Saint Seiya : Le Sanctuaire (PS2 - 2005) et Saint Seiya : Hades (PS2 - 2006)

 

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Saint Seiya : Le Sanctuaire

(PS2 - 2005)

 

 




Fini les jeux 8 bits, 16 bits et portables, on passe directement aux jeux 128 bits sur PS2. Comme je l’ai dit dans l’article sur la série, cette dernière connaît une renaissance et un regain d’intérêt en 2003 via les ventes des OAVs de la partie Hadès.

Du coup, Bandai s’est dit que ce serait pas mal de capitaliser à nouveau sur la série et décide de lancer un nouveau jeu sur les consoles actuelles.

Plus de RPG ou de pseudo RPG cette fois mais un jeu de combat en versus, et le projet est confié a DIMP* qui avait déjà réalisé à l’époque les jeux Dragon Ball Z Budokai. Bref, le jeu part sur de bonnes bases et en plus il est annoncé pour une sortie française intégralement traduite. D’ailleurs, le jeu s’y vendra très bien, confirmant la popularité de la série dans l’hexagone.

 




Un mode galerie propose de visionner les différents jouets (d'ailleurs je n'avais pas cette figurine, j'avais le 2° modèle d'armure)

 



Le jeu s’est bien vendu, mais ce fut également une incroyable douche froide pour tous ceux qui espéraient avoir ne serait-ce qu’un bon jeu sur leur licence fétiche. Car n’ayons pas peur des mots, Saint Seiya : Le Sanctuaire est dans la lignée de ses prédécesseurs. Un titre rempli de défauts dont il est dur d’en faire ressortir du plaisir.

Alors on pourrait commencer par souligner qu’encore une fois, il n’y a aucune musique de la série dans la version française. Mais croyez-moi, ceci est le cadet des soucis du jeu, d’autant que les musiques originales sont loin d’être inaudibles et de trahir l’esprit de la saga.

 




Là en gros vous faites n'importe quoi

 



Le mode histoire est juste lourd. D’une part les développeurs ont voulu rester les plus proches de la série, or ils ont été un peu trop loin en se sentant obligés de mettre les résumés des épisodes.

Vous ne voyez pas le souci ? C’est vrai qu’on se dit au début que c’est sympa comme idée et que ça permet de rentrer dans le trip jusqu’au bout, sauf que dans les faits ça encombre plus qu’autre chose.

 

Comparaison :

Voici en gros comment devrait se passer le mode histoire si on s’était contenté de quelque chose de plus basique :

-Début de l’épisode => Combat => Fin de l’épisode => Début de l’épisode => Combat

Or voici ce que ça donne au final :

- Résumé de l’épisode précédent => Début de l’épisode => Combat => Fin de l’épisode => Résumé de l’épisode suivant => Voulez vous sauvegarder ? => Résumé de l’épisode précédent => début de l’épisode => Combat

 

Sachant qu’entre chaque cinématique, vous aurez le droit à des temps de chargement et que chaque cinématique est entrecoupée de micro-temps de chargements, vous comprendrez ce que je veux dire par "lourd".

 

Mais ce qui vous sautera aux yeux, ou plutôt aux oreilles lorsque vous jouerez pour la première fois à ce titre, c’est à quel point la version française est pathétique. Que ce soit clair, on aura beau apprécier la présence des doubleurs originaux de Seiya et Saori, le résultat se montre abominable, pire que le doublage de la série. Il n’y a pas une séquence où une bourde n’est pas balancée, ou bien durant laquelle on ne se mettra pas à rire intérieurement tant le tout manque de professionnalisme. Heureusement, il est possible de mettre les voix originales.

 




La façon de ressusciter est le seul truc bien vu du jeu.

 



Techniquement, le jeu est loin d’être beau, même à l’époque il était loin des standards habituels. Les personnages donnent une impression de jouet en plastique et ne sont pas très détaillés, et les décors plutôt vides se ressemblent tous. Certains vont dire que c’est logique vu que la majorité des combats se passent dans les temples, n’empêche que ça reste vraiment vide et pas sexy. Ce n’est pas très beau, mais ce n’est surtout pas bien animé et très mou, ce qui est déjà un problème en soit pour un jeu de baston, encore plus quand le jeu est tiré d’un anime où les affrontements sont dynamiques. Les animations sont très rigides et guère développées. On est loin, très loin de ce qui avait été offert avec Dragon Ball Z Budokai 3.

 

Mais c’est sue le plan du gameplay que tout fout le camp. C’est un véritable retour en arrière que l’on subit avec ce jeu, il suffit d’ouvrir le menu des coups pour s’en rendre compte. Déjà, on est surpris de voir aussi peu de coups par perso, mais là où c’est pathétique, c’est que les combos sont prédéfinis. Oubliez donc toute improvisation ou technique, il n’y en a aucune. Donc les persos se retrouvent avec un nombre incroyable de 6 coups en moyenne, 3 enchaînements et 3 coups spéciaux.

 

Bon il y a aussi les furies, et là on a une preuve de la lourdeur du jeu. Pour pouvoir la lancer, il faut déjà remplir la barre jusqu’à ce qu’un cercle apparaisse, une fois apparu, il faut se concentrer jusqu’au niveau 1,2 ou 3 pour enfin lancer la furie. C’est long et lourd. Notons que l’adversaire aura la possibilité de contrer cette furie, mais c’est du n’importe quoi et il faut de la chance pour y arriver.

 




Vu les attaques limitées, vous allez souvent revoir le même coup.

 



Bref le gameplay est inexistant et au final on ressort toujours la même chose (pas vraiment le choix après tout). On notera aussi des problèmes de collision, notamment avec des personnages comme Aldebaran dont certains coups peuvent passer au-dessus des adversaires. Bref on sent que le jeu n’a pas été fignolé.

Il y a aussi des phases de beat’em all. Elles sont honteuses, moches, mal animées, lourdingues, pas amusantes, bref elles sont dans l’esprit du jeu mais en 10 fois pires.

 




Arrrrrrrrrrrrrgh ! (s'écrie le fan de Dynasty Warriors face a cette horreur)

 



Saint Seiya : le sanctuaire sur PS2 est un très mauvais jeu de combat, un très mauvais jeu tout court je dirais même. Alors on pourra rétorquer que le titre a beaucoup de petits bonus et de trucs à débloquer, comme des histoires parallèles et des images pour les fans. Mais c’est inutile de s’infliger ça pour quelques bonus, fan ou pas.

 

*en fait DIMP n’est pas le premier développeur du titre, apparemment le jeu a subit un véritable ‘’développement hell’’ comme on dit dans le jargon du cinéma, passant de main en main avant d’atterrir entre celles de DIMP qui avait au final très peu de temps pour sortir quelque chose de potable avec ce qui avait déjà été fait.

 




Saint Seiya : Hades

(PS2 - 2006)

 





Bandai et DIMP n’ont pas perdu de temps pour pondre une suite à Saint Seiya : Le Sanctuaire, mais au lieu de passer par Poséidon et Asgard, c’est directement la partie Hadès qui est abordée. Notons d’ailleurs que le jeu sortira d’abord en Europe avant de sortir au Japon (Le précédent jeu s’étant super bien vendu chez nous).

 




Qu'est-ce que je vous avais dit...

 



Saint Seiya Hadès, c’est d’abord une arnaque. Si vous regardez les pubs de l’époque et la jaquette, vous verrez différentes promesses : 49 personnages, affrontez les 108 spectres, vivez le chapitre d’Hadès. Autant dire que rien n’est tenu sur ce plan-là. Dans les 49 persos, il faut compter le même personnage mais avec une armure différente. Évidemment, les coups ne changent pas ce sont des purs doublons et en gros c’est moins d’une vingtaine de persos qui vous attendent. Oubliez également les 108 spectres, il n’y a que les 3 juges, les autres étant les Saints en amure d’Hadès. Enfin, le jeu n’aborde que la première partie de Hadès et se permet même de finir sur un gros cliffhanger.

 




Aucun des personnages ici présents dans ce temps de chargement n'apparaît dans le jeu. Si ça ce n’est pas du Troll...

 



Au-delà de ça, il faut reconnaître que DIMP a fait des efforts pour corriger les défauts du précédent, même si ce n’est pas suffisant pour en faire un bon titre. Le mode histoire s’est débarrassé des résumés toutes les 2 minutes, mais reste rempli de temps de chargement et de micro-chargements. Les combats sont plus fluides et rapides, mais restent pauvres et limités au plan du gameplay. On s’est débarrassé des passages Beat’em all, ce qui est tout sauf un mal.

Bref Saint Seiya Hadès montre des améliorations, mais qui sont loin d’en faire un bon titre pour autant.

 




...et en plus le jeu s'arrête là.

 



Piètre bilan que tout cela, n’est-ce pas ? Là où des séries comme Dragon Ball ou Gundam peuvent se targuer d’avoir des jeux leur faisant honneur et sur lesquels il est possible de trouver du plaisir, Saint Seiya lui n’a que des jeux que même le plus hardcore des fans aura du mal à apprécier un minimum. Une véritable malédiction.

 

Pourtant dans tout ça, il y a un jeu qui arrive à sortir la tête de ce marasme ambiant. Un jeu qui, sans être une grande œuvre peut procurer du plaisir au fan. Mais pour cela il faut sortir de la zone retro-gaming.

 

(Toutes les images PS2 et jaquettes proviennent de jeuxvideo.com, les autres sont faites maison.)


SUITE ---->



17/01/2013
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